jeudi 26 décembre 2013

H.L.M

            La société actuelle se veut bénéfique pour tous, notamment envers les plus démunis, afin qu'ils aient, malgré leur situation économique, un statut honorable, par l'acquisition d'un bien commun et naturel ; c'est-à-dire, un bien grâce auquel nous ne sommes reclus de la société. Ainsi, les Restos du Cœur apportent chaque année une aide précieuse à un bon nombre de sans-abris ; les établissements publics accordent des bourses aux élèves susceptibles d'en avoir besoin ; l'Etat fournit une aide financière aux familles dîtes "nombreuses"...etc.
            Et puis, il y a les logements sociaux : des toits aux prix largement inférieurs à ceux du marché, destinés aux ménages financièrement fragiles et n'ayant pas nécessairement les moyens de payer la location d'un logement normal. A première vue, l'offre semble alléchante si l'on ne prend pas en compte les raisons de la différence de prix avec le marché de l'immobilier.
            Certes, le logement est plus abordable mais la sécurité et la propreté y sont quasi absentes. Des pièces à vivre mal isolées, des pertes d'argent considérables dans les factures d'électricité, des prises électriques qui peuvent ne pas être aux normes, des tuyauteries vieilles et dévorées par le calcaire, une sécurité inexistante, des charges communes (censées résoudre des problèmes de confort potentiels !) couteuses et vaines, dans certains cas, des immeubles victimes de leur âge et laissés à l'abandon... Autant de points négatifs qui poussent à s'interroger sur la légitimité de payer une location à petit prix lorsque les services proposés sont à la hauteur de leur valeur.


En marchant dans la rue l'autre fois, je suis tombé sur un immeuble en piteux état : la nature retrouvait ses droits, la végétation montait la façade en se développant à l'intérieur du mur pourri et fissuré. Des personnes occupent ces logements. Offrir à des individus pauvres une dignité en leur proposant un logement, oui. Leur fournir le strict minimum, c'est-à-dire, selon les propriétaires, de quoi (sur)vivre, non.

jeudi 19 décembre 2013

"Mise en abîme"

Comment dire autrement que la misanthropie n'arrange pas les problèmes. Se renfermer sur soi-même, ne plus parler au monde et en vouloir à tous ceux qui nous suivent, pour quoi faire ? Pour mieux reprocher aux autres leur hypocrisie ? N'est-ce pas de l'hypocrisie lorsqu'une personne tente de garder un chouïa de vie sociale lorsque cette même personne ne peut ressentir que de la haine envers les autres ?

Peu importe les raisons de cette acrimonie, elle ne se résoudra nullement en se mettant le monde à dos. Aussi, elle reflète un manque de maturité évident : bouder est propre aux enfants, relativiser et agir (ou non) en conséquence est propre à un adulte. Et puis l’intégrisme du misanthrope n’éloignerait-il pas la solution à ses problèmes ? N’y a-t-il pas de cercle vicieux derrière tout ça ? Refusez-vous à vivre, cela vous perdra, vous l'aurez mérité et personne ne viendra vous sortir de là.

vendredi 13 décembre 2013

Plainte

Le rap, c'est pauvre. Au même titre que les cités qui l'écoutent. Elles qui ont, pour unique référence culturelle, quelque chose qui ne vaut rien. 

Les rappeurs veulent briller ; raviver de l'or avec de l’essuie-tout ; écrire des textes simplistes et superficiels ; composer avec une facilité et une paresse déconcertante - ah la technologie ! "Disons non au figuralisme, à la poésie moderne, au rap. Laissons la radio monopoliser la tendance."

On dénaturalise la musique. Le vocoder - quel fléau ! -  s'est immiscé dans la déclamation. La rime s'est appauvrie. Le rap français a chuté. Stigmatisons le récitatif par l'accoutumance de la haine dans les textes. Finançons la destruction du talent.

Gomez - ODEZENNE

jeudi 31 octobre 2013

Le fléau

Bientôt, dans les ménages français, on parlera du manque de travail comme un fléau, à la manière d’une famine au Darfour.



Il est décent de voir aujourd’hui, en France, certains travailleurs ne remplissant suffisamment les fonctions qui leur ont été attribuées ; car ce sont ces fonctions et ces responsabilités, grâce auxquelles ils sont payés et à même de vivre en payant leur loyer, leur électricité, leurs courses… etc. L’analogie dans le milieu des services (agence de nettoyage, sécurité, grandes surfaces, conciergerie… etc.) est d’autant plus consternante lorsque l’on sait que des personnes quasi-passives sont payées par leurs clients qui, de ce fait, ne voient nullement l’avantage de souscrire à un tel service. Or, on entend dire que plus de 10% des actifs sont au chômage, c’est-à-dire, autant de personnes qui cherchent à remplir des fonctions à travers un emploi et, pour une grande partie, avec une motivation bien supérieure aux travailleurs actuels. Ainsi, un certain nombre d’actifs n’ont pas conscience de l’avantage qu’ils ont à travailler et tendent vers le service minimum requis pour percevoir un salaire, à la suite de quoi certains cas se moquent de leur clientèle pour gagner leur argent salement.

jeudi 10 octobre 2013

Analyse musicale

Screaming Bloody Murder, SUM 41


Cette analyse, faisant office de critique, est loin d'être le reflet d'un réel choix personnel : ce n'est qu'ici un essai dans le domaine de la critique, d'où le choix de cet album, datant d'il y a plus de deux ans et ainsi aucunement lié à l'actualité musicale. Libre à vous de continuer votre lecture.


Screaming Bloody Murder, ou « Meurtre sanglant et hurlant », est le sixième album des Sum 41 et sûrement l’un des plus sombres jamais composé par le groupe. Ce sont Deryck Whibley (chant et guitare), Steve Jocz (batterie), Tom Thacker (seconde guitare) et Jason McCaslin (basse) qui enregistrent en 2010 leur dernier album aux thèmes morbides et aux pensées sombres nourries par une déception immuable.
On peut parler de renouveau pour le groupe puisque cet album se détache des 5 albums précédents, notamment par son style musical – même si SBM reste globalement punk et se rapproche de Chuck et de Does This Look Infected?, il apporte néanmoins quelques nouveautés. Les chansons sont à la fois effrayantes et sombres instrumentalement, les paroles entretiennent une atmosphère horrifiante et relatent la souffrance d’un personnage torturé par la peine. Le tout nous plonge dans l’ambiance d’un vieux film d’horreur des années 90 et c’est là tout le génie de cet album qui, dans l’ensemble, s’avère être bon, très bien construit et très professionnel.
Pour résumer les 14 titres qui composent SBM, nous sommes les confidents privilégiés d’un être fini qui ne sait plus à quoi, ni à qui se rattacher pour vivre heureux et dont sa peine maladive le perd peu à peu. Et cette idée de personnage en perdition va revenir tout au long de l’album comme un leitmotiv insistant. Ainsi, le premier titre, qui peut se morceler en deux parties, nous baigne immédiatement dans l’ambiance lugubre et sombre de Screaming Bloody Murder grâce au travail remarquable (au sens propre du terme) de l’ingénieur du son durant les premières secondes du morceau. Un rythme bien connu, celui de With Me, débute cet album, comme un clin d’œil à l’ainé, Underclass Hero. Une guitare lourde et puissante accompagne la basse et la batterie : le son est plus métal, plus lourd, plus abrupte que With Me, dont la référence semble voulue. Deryck y ajoute sa voix rauque et criante afin de renforcer l’atmosphère agressive, cette dernière se retrouvera d’ailleurs tout au long de l’album. Puis, la chanson vire brutalement à la ballade avec piano et guitare en arpège, sur lesquels se pose la voix calme et posée du chanteur. Ces coupures brutales vont revenir très fréquemment durant l’album et c’est pourquoi, dès le deuxième titre, il ne faut plus s’étonner du procédé. En outre, Screaming Bloody Murder (le deuxième titre) reprend les styles musicaux habituels du groupe. Un début et une fin calmes contrastent avec le thème brutal et violent qui domine la chanson grâce au génie de la batterie qui menacerait presque de rendre l’âme tant le tempo est marqué. De plus, le vibraphone, qui tente de rester discret mais qui se veut innovant, apporte sa touche pour renforcer la perdition inquiétante. Enfin, le solo, le jeu de guitare et le chant restent dans la lignée des albums précédents. Donc rien d’exceptionnel sur ce morceau, si ce n'est quelques nouveautés.
Le coup de génie de Sum 41 s’exprime spécialement dans Skumf*k. Le morceau est particulièrement travaillé au point de vue sonore ; l’ambiance ne cesse de changer et nous perd peu à peu. Le tout va relater la folie et les pensées abyssales d’un homme. L’instrumentation sourde accompagnant un fond sonore synthétique (invitant probablement à l’image de l’épouvante d’un milieu désert et désolé) introduit le morceau qui, au fil du temps, vire à un thème plus puissant, plus rythmé et ascendant. Le refrain, qui s’avère être le climax de la chanson, nous garde à l’écart de cette folie, qui paraît de plus en plus effrayante, grâce à sa mélodie rassurante et entrainante.
Cependant, Time For You To Go et Jessica Kill, les deux titres suivants, se veulent rassurant avec les fans du groupe punk concernant le virage musical pris par Sum 41 jusqu’ici car, malgré les thèmes particuliers de SBM, le groupe canadien n’oublie pas les genres musicaux qui ont fait d’eux ceux qu’ils sont aujourd’hui. En bref, ces deux chansons relatent, certes, les propos d’un homme en souffrance et dont l’esprit malade est une désolation mais, avant tout, elles réintroduisent le punk dans ce nouvel album.
Pourtant, le groupe ne se détache pas totalement de ses thèmes sombres et même si What Am I To Say, dont l’atmosphère semble reposante et calme, évoque une certaine mélancolie, ceci ne va pas durer et le contraste, avec les titres qui vont suivre, se fera ressentir. L’instrumentation de WAITS est simple : la batterie se fait discrète, la guitare acoustique de l’introduction renforce le côté calme, le travail sonore est peut être l’un des seuls efforts du morceau... En bref, le tout rappelle Pieces de l’album Chuck et paraît être une introduction aux trois chansons qui suivent : Holy Image Of Lies, Sick Of Everyone et Hapiness Machine. En effet, ces trois dernières chansons, en plus de What Am I To Say, pourraient tout bonnement n’en former qu’une seule. Toutes relatent un sujet commun mais toutes se différencient musicalement (excepté le travail sonore, omniprésent, qui aide grandement à ajouter une ambiance sombre à ces morceaux). De plus, on note une gradation dans la progression de l’écoute. Autrement dit, plus l’auditeur progresse dans son écoute, plus la détresse inquiétante, relatée par les chansons de cet album, est perceptible. En outre, ces morceaux mélangent thèmes sournois, agressif et calme, en conséquence, les procédés musicaux commencent à se répéter, cependant l’ennui de l’album se fait assez peu ressentir ; entre autre grâce à la fin en apothéose d’Holy Image Of Lies, la batterie rythmée de Sick Of Everyone et l’ambiance infernale, à la manière de Metropolis (film de Fritz Lang datant de 1927), de Happiness Machine. Enfin, Crash conclut les quatre morceaux précédents comme ils ont commencé, c’est-à-dire, avec une ambiance calme et nostalgique et un air de ballade, à la manière de What Am I To Say, adoptant le piano, les guitares acoustique et électrique pour la mélodie ainsi que le synthétiseur et la basse pour épaissir ce son aux allures de rock mélodieux.
Le titre de l’album, « Meurtre sanglant et hurlant », prend très certainement tout son sens lors de l’écoute de Blood In My Eyes. Si jusque-là vous n’étiez pas convaincu par le côté horrifiant de Screaming Bloody Murder, BIME saura vous plongez dans le film d’horreur type : effrayant et que vous n’oublierez jamais. Le jeu de guitare, dès le début du morceau, exploite au maximum la dissonance grâce à l’usage de l’arpège et de la réverbération. De plus, l’implantation de l’orgue (symbole de l’épouvante, cf Thriller de Mickael Jackson ou encore le fameux Toccata und Fuge in d-Moll de Bach utilisé pour le thème de Dracula) durant les premières secondes renforce ingénieusement l’image du film d’horreur à travers la chanson. Mais très vite, la chanson vire au son hardrock, puissant et dynamique. La batterie, les guitares, la voix criante  et les paroles y sont largement pour quelque chose. De plus, le solo – dont l’ambiance infernale est appuyée par la batterie et son charleston ouvert – fait intervenir successivement guitares et basse dans un jeu rythmé. Enfin, la voix qui joue entre phase calme et phase agressive est soutenue par l’harmonie des voix secondaires contrastant avec l’agressivité de la chanson et la rendant un peu plus sournoise, voire glauque. Je vous invite à jeter un coup d’œil au clip, réalisé par Michael Maxxis et édité par Dylan Atkinson, par ici (âmes sensibles, passez votre chemin).
 Puis, suit Baby I Don’t Wanna Know, titre superflu d’après moi, qui réintroduit à nouveau le punk dans un album qui commençait à suivre une voie intéressante. Ainsi, il ne se différencie pas tellement de Time For You To Go. Ensuite, Sum 41 nous offre du son métallique et énergique qui pourrait plaire aux nombreux fans de metal. Avec ses arpèges dissonants, sa guitare rythmée, avec son passage harmonieux et calme, Back Where I Belong possède des qualités et des procédés intéressants notamment sa fin en apothéose avec batterie et guitare s’accordant pour clôturer cet album. Pourtant ce morceau n’est que l’avant dernier titre de SBM  et ne sert que d’articulation vers Exit Song, sobrement nommé. Précédé par un bruit synthétique, cette chanson finit ce sixième album avec mélancolie. L’orgue refait son apparition, la guitare accompagne sublimement la voix de Derryck Whibley et le fond sonore se remplit au fur et à mesure des entrées successives de la basse, de la deuxième guitare et du synthétiseur. Cette ballade très mélodieuse s’éloigne des chansons dissonantes qui ont précédé et signe la paix avec la souffrance et la paix, voici nos adieux.

Pour conclure, Sum 41 a mûri et nous le fait savoir dans cet album. Cette maturité acquise nous prouve que le groupe canadien peut faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et exprimer un réel talent qui reste encore à exploiter. De plus, certains titres sont réellement bons : Sick Of Everyone, Hapiness Machine (qui pour ma part m’a vraiment évoqué ces films allemands de science-fiction des années 20 !), Skumf*k et Blood In My Eyes. Aussi, l’articulation de quelques morceaux est bien pensée. Cependant, le groupe n’a malheureusement pas exploité au maximum l’ambiance sombre et horrifique de leur album, peut-être que Pink Floyd ou encore Radiohead auraient été de bons modèles, dommage. D’autre part, l’ambiance très sombre de certains morceaux peut déplaire et créer une coupure entre les fans de Sum 41 et le groupe punk, pari risqué donc pour SBM. Mais de bonnes idées dans l’ensemble, des procédés intéressants tout de même et un réel talent.

jeudi 26 septembre 2013

Re : Life, a choice?

RE : Life, a choice?


Déprimer ne consiste pas à remanier tout ce qui ne va pas mais à refuser de voir ce qui marche dans une vie. Sinon, pourquoi une personne qui, pourtant, hier encore souriait, se refuse subitement à vivre sous prétexte que notre vie est haïssable ? Comprenez.

Tout d’abord, il est primordial de savoir que le hasard n’existe pas. Reclure sa personne ne provoquera aucun miracle ou événement extraordinaire – si événements extraordinaires il y a encore aujourd’hui – ainsi, si rien est fait, la solitude deviendra éternelle et ce sera alors le début d’un cercle vicieux.
D’autre part, la vie n’est pas un conte de fée, aussi, elle s’en éloigne beaucoup. Nous ne vivons pas dans le but de conclure joyeusement une longue histoire, certains parleront de survie, d’autres ironiseront en parlant d’improvisation. Les princes charmants n’existent pas, les films demeurent des fictions, les miracles ne sont que les conséquences de la chance… Seuls nos actes influenceront ce qui arrivera dans notre vie, personne ne la rédigera pour nous.
Attention à ne pas prétendre que les principes d’agir et de se divertir servent uniquement à oublier notre condition et donc le mensonge qu’est notre vie. Certes, Blaise Pascal défendit un jour, dans ses Pensées, l’idée que l’Homme faisait usage des divertissements afin de faire taire ses pensées les plus sombres et les plus pessimistes concernant une mort certaine. Mais quelle mort ou quels problèmes évoquons-nous ici s’il n’y a jamais eu de vie ? Puisque déprimer symboliserait un refus de vivre et donc marquerait le début volontaire de la mort. De plus, pourquoi aurions-nous peur si notre vie fut vécue convenablement ?


Enfin, ne pas vivre sa vie reviendrait à accepter que la mort vous emporte. Pourtant, si vous pouvez encore lire ce post, c’est que vous vous accrochez à la vie. Et si vous attendez, reclus(e), que quelqu’un vous sauve, comment votre sauveur viendra à vous ? De plus, le sauveur ne serait-il pas le facteur de vos problèmes ? Qui vous cache réellement ce qu’il vous faut voir ?

- K.R

lundi 16 septembre 2013

Belle est la musique

Rares sont les médias qui qualifient les One Direction de groupe de "rock" ou "pop-rock". Pourtant, il est parfois bon de rappeler à certains que le genre musical de ces garçons, qui se sont lancés dans la musique incessamment sous peu, ne s'éloigne guère de certains groupes mondialement connus et reconnus comme étant des groupes pop/rock.
Cependant, à défaut de n'être des rock stars, ils sont un boys band. Autant dire que ces garçons n'usent pas de leur talent musical pour se faire aimer ou pour se faire connaître ; ils utilisent leur image de beaux garçons pour attiser la jalousie d'autres musiciens - quoi qu'ils n'aient rien à se faire envier - et obtenir quelques fans. Ce qui, au passage, ne permet pas aux One Direction d'avoir les admirateurs qu'ils méritent puisque le physique est ici la raison pour laquelle un individu lambda se joindra à la cause des Directioners.
En effet, nous vivons dans une ère où, pour encore une grande partie d'entre nous, ce qui est beau à voir sera forcément bon à consommer.


Dommage qu'une partie de l'industrie de la musique se réduisent à l'exploitation de l'image d'individus pour faire du profit.

Dommage qu'une partie de l'audience se fie à la gueule du chanteur pour qualifier une "musique" de musique.

vendredi 12 juillet 2013

16/23 : l 'amour mineur

Connaissez-vous une jeune adolescente mineure qui dit avoir croisé l’amour de sa vie dans les yeux d’un jeune homme d’une vingtaine d’années ? Alors, oui, ce genre de relation existe. Et non, ordinairement, je ne suis pas ce type qui crache sur l’amour et qui critique la différence d’âge dans un couple… Et je garderai cette position. Cependant, une jeune fille de seize ans aimant un jeune homme de vingt-trois ans affirmant l’aimer en retour, cela a tendance à me rendre légèrement sceptique.

                De seize à vingt-trois années d’existence, un tas d’événements surviennent dans la vie d’une personne et il est évident que le jeune adulte que l’on est à nos vingt ans n’a pas la même maturité que l’adolescent que nous étions il y a encore quelques années. Entre temps, il y a eu la majorité, le permis de conduire, le premier boulot, le premier salaire, le premier loyer, les premières galères administratives, les premiers votes, les premières amours… etc. Autant dire que la vie change radicalement passés nos dix-huit ans : nous acquérons plus de responsabilités et nous prenons conscience de ce que signifie réellement vivre. Alors pourquoi entamer une relation avec une jeune adolescente puisque nous sommes adultes et responsables ? Parce que la naïveté de l’adolescence ouvre la porte à l’amour. A vingt ans, nous inspirons la sécurité, la maturité, la responsabilité, l’intelligence, l’expérience. A seize ans, nous recherchons l’intérêt des autres, l'attention, l’amour parfait, l’équilibre, l’assurance d’un futur agréable. Autrement dit, un jeune adulte a toutes les qualités requises qu’une jeune adolescente puisse exiger...et pour Monsieur, c’est de l’amour facilement gagné.


                En outre, nous avons tendance à choisir la facilité lorsqu’une étape semble insurmontable et c’est humain. Mais dès lors où l’étape n’est plus une difficulté et dès lors où la vie offre une situation plus intéressante, pourquoi s’en priver ? Par conséquent, dès lors où l’amour à vingt ans ne sera plus inaccessible pour un jeune adulte, pourquoi se priverait-il ? Pourquoi préférerait-il une relation avec une gamine encore dans ses rêves de princesse alors que l’amour mature et sur mesure se présente ?

lundi 8 juillet 2013

Qu'est-ce que c'est que...

Les visiteurs du présent ? Si l’idée de nous lire vous prend, vous verrez que nous nous intéressons à vous, mais pas à la manière de ces instituts de sondage qui vous harcèlent afin de savoir si vous prenez votre douche chaque jour ou si vous préférez un papier toilette à double ou à triple couche pour votre derrière sensible. Non, ici, vous trouverez de la lecture, non pas à propos de la dernière coupe de star à la mode, ni à propos du dernier mari d’une chanteuse super connue, mais à propos de vous, de nous ou encore des autres.

Sans transition. J’aime écrire et user de l’ironie, les deux se marient bien généralement. Disons que Les visiteurs du présent est une plateforme pour m’exprimer librement car la liberté d’expression est un droit fondamental d’après moi, même lorsque nos propos n’ont aucun sens… Surtout quand nos propos n’ont aucun sens à vrai dire, c’est ce qui permet le débat : certains vont défendre une idée A, d’autres vont s’y opposer avec une idée B et puis d’autres encore vont pouvoir exposer leur idée C. Maintenant, imaginez que j’expose une idée A, à vous de voir si l’idée A vous convient ou si vous avez votre idée B. C’est, concrètement, ce qui vous est permis ici : débattre, controverser, défendre… etc. Mais attention à l’intégrisme, si vous n’êtes pas ouvert aux concepts différents, ce blog n’est pas fait pour vous. Sinon, j’aime la musique et pousser des coups de gueule, c’est typiquement français ça, de pousser des coups de gueule.

En bref, comprenez, qu’ici, on s’intéresse à vous, tout simplement.

jeudi 4 juillet 2013

samedi 29 juin 2013

Dopage

"Le Tour de France ? Impossible de gagner sans dopage" - L.Armstrong

Des propos dignes d'un paresseux à la recherche de gloire facile. Nous ne pouvons critiquer, Monsieur, une compétition de haut niveau lorsque la vérité veut que nous ne fassions pas le poids face aux autres. Maintenant, il faut accepter l'exclusion et arrêter d'accuser les autres de sa propre incapacité.


Je concède toutefois à L.Armstrong que, face à des cyclistes dopés, la compétition est ruinée et que la victoire ira à celui qui aura le meilleur fournisseur. Dans ce cas, le sport (si on peut encore qualifier la chose ainsi) est sali mais, pour répondre à quelques cyclistes boostés, 
se doper ne rendra pas le sport meilleur. Sans compter que le dopage est un fuck expressif à l'égard des valeurs du sport. Le tout revient donc à mépriser le cyclisme. 

Des individus se disant passionnés par leur discipline mais qui méprisent leur passion, joli paradoxe...

lundi 24 juin 2013

Ca n'arrive qu'aux autres

On dit toujours "ça n'arrive qu'aux autres" en pensant que cela ne nous arrivera jamais. Et ce n'est que lorsque cela nous arrive qu'on se rend compte que cela existe et que tout le monde peut être touché.
Finalement, quand tout le monde comprendra que ça n'arrive pas qu'aux autres, on ouvrira les yeux.

mercredi 12 juin 2013

Supprimer pour mieux régner

Extraordinaire ! J'ai toujours pensé que supprimer des services publics supprimait aussi des emplois et donc aggravait la situation économique d'un pays ! En voyant l'action du gouvernement grec à ce jour, il semblerait que je me trompais !

mardi 4 juin 2013

La télé-réalité

Certains disent : "les jeux vidéos abrutissent". Parallèlement, que dire de la télévision ? Que dire des télés-réalités ? Des reportages sur le mode de vie d'individus caricaturés ? Des "casteurs de con" ? Que dire des scenarii ? Bon, il  n'est pas nécessaire de vous rappeler que tous ces programmes sont écrits par un scénariste et joués par des acteurs ; que la production manipule les pensées des téléspectateurs par l'ajout d'une voix off fréquemment subjective ; que tout est fait pour rire des propos des candidats grâce aux prises de vue, aux musiques... Et cetera.

Peu importe, la fin de La Belle et ses Princes 2, ce Jeudi 30 Mai, a entraîné de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et qui ont suscité mon admiration. A ceux qui crachent sur la Belle, Mesdames et Messieurs, voilà un conseil qui vous sera bien utile : si vous souhaitez à tout prix cracher sur quelqu'un, retournez-vous vers le scénariste !

De toutes les télés-réalités, et le peu que j'en ai vues, je n'ai jamais connu de scénario aussi bidon et aussi insensé que celui-ci... La présentation des séducteurs et des prétendants est franchement poussée à l'extrême et l'audience se prend des stéréotypes ridicules plein la figure et cela tout le long du programme. 

Pour faire simple, on retrouve d'un côté des "beaux gosses" (et j'insiste sur les guillemets) hypocrites, prétentieux, malhonnêtes, très soucieux du physique et presque diabolisés par la production. A l'opposé, les "moches" (là encore, la présence des guillemets a toute son importance), romantiques, avec des principes, naïfs, un peu bête et souvent caricaturés. A noter que ce sont, là, les nombreux qualificatifs que l'émission veut faire naître chez son audience ! En bref, malgré ces différences qui donnent gagnant les séducteurs, un des prétendants sort du lot et gagne la place de grand favori. Le personnage banal semble parfait pour la Belle : sensible, sincère, solide, amoureux... Chose intéressante, le fond sonore est à son avantage : des musiques romantiques, voire pleines d'espoir, et très peu de mélodies enfantines susceptibles de le décrédibiliser à chacune de ses apparitions. En revanche, un climat assez froid et grave est associé aux répliques de son principal rival auxquelles on y ajoutera une pincée de propos machos et prétentieux. Et voilà comment obtenir des téléspectateurs manipulés et prêts à défendre jusqu'au bout une cause défendue par le scénariste ! Pourtant, la production désigne comme grand gagnant le "méchant" concurrent et fait rompre les deux jeunes nouveaux tourtereaux le lendemain... Le scénario est si peu logique qu'il semble refléter une expérience vécue. Et si absurde qu'un des candidats, lui-même, rit du programme que W9 a pondu : 

Alors, nous voilà confrontés à deux hypothèses :
  1. Nous avons affaire à un scénariste victime d'une déception amoureuse qui a profondément marqué son enfance. Ainsi, il raconte son vécu par le biais d'un programme de la télévision française sans oublier d'y ajouter son point de vue au préalable. Le tout donnant une histoire sans queue ni tête et occupant la chaîne du groupe M6 une fois par semaine.
  2. Ou, La Belle et ses Princes 2 est né de la tête d'un individu lambda se qualifiant scénariste, embauché sans critère d'embauche, sans expérience dans la réalisation cinématographique ou dans tout autre domaine, sans notion de la logique et responsable du devenir d'acteurs. Autrement dit, une personne comme les autres, qui est tout sauf scénariste.



Ainsi, le service audiovisuel accueille un bon nombre d'incompétents en charge des programmes des chaînes de la télévision de la République française. Résultat : la télévision, qui représente une activité importante dans la vie de nombreux Français, regroupe de multiples programmes absurdes. Triste à dire quand on se sait républicain et donc imposé, notamment par ce qu'on appelle la redevance audiovisuelle. Bon zapping !

samedi 25 mai 2013

L'homophobie chez les Jeun's

Aujourd'hui, je suis tombé sur un graffiti quelque peu intéressant et qui m'a interpellé. Je cite : 
"Nique les homo fo les bruler"
Le tout marqué en lettre capitale rouge sur un mur, d'un côté, grisé par la pollution et, de l'autre, jauni par l'urine des riverains. Outre le fait que la relève de l'Académie Française soit assurée pour les vingts prochains siècles à venir, j'aimerais m'attarder sur les idéologies de l'auteur.

Avant toute chose, pour bien comprendre, j'aimerais préciser le contexte de ce graffiti. Vous marchez à côté de ce qui semble être une mini déchetterie publique. Non loin de là, des logements sociaux. Vous apercevez ce message parmi de nombreux "nique la police" recouvrant quelques hommages à de jeunes inconnues, adeptes des duckface et de LA deuxième couche de fond de teint faisant office de maquillage... Donc, puisque le message étudié et les dédicaces partagent la même toile, nous pouvons en déduire que ce sont ces mêmes jeunes filles qui font les fantasmes de nos jeunes artistes en herbe (édit : à noter que si ces jeunes filles ne font pas les fantasmes de nos auteurs, elles font cependant les fantasmes des plus jeunes fortement influencés par les générations précédentes, ainsi le raisonnement reste le même)Ces demoiselles ? Jeunes, pas trop grandes, jogging Domyos, tee-shirt Baby Milo et basket Nike, maquillage aléatoire, plus ustensiles qu'utiles, rappeuses dans l'âme, vulgaires, garçons manqués entre autre ! En bref, des imitations d'une jeunesse insouciante et cherchant, tant bien que mal, à s'imposer socialement en montrant qu'elle en a dans le pantalon. 

Ainsi, nous pouvons penser que le débordement de testostérone fait le fantasme de ces jeunes artistes qui n'hésitent pas un inciter le peuple à l'homophobie. Voyez ici le paradoxe. 

Intéressons nous à la méthode maintenant. "fo les bruler" serait la solution proposée par l'intéressé. Compatriote, brûler des homosexuelles parce qu'ils sont homosexuelles relève des régimes totalitaires du début du XXième siècle. Des régimes contre les idées républicaines, c'est-à-dire les libertés personnelles, l'égalité et la laïcité, mais aussi, des régimes pour la haine, le mensonge, le chaos, l'anarchie, l'hostilité, la domination et la guerre. Peut être pouvons nous voir ici la limite de la démocratie.


En outre.
L'homophobie est une chose ; elle est probablement due aux louanges des valeurs dîtes "originelles", celles défendant le principe qu'un couple soit, par définition, un homme et une femme et qu'aucune autre combinaison ne soit possible. Et ce point de vue est défendable, tout comme un point de vue intégrant deux individus du même sexe dans la définition du mot couple.

En revanche, s'inspirer des erreurs passées est autre chose. Ne pas être au courant de ce qui a fait le monde d'aujourd'hui et vouloir le reconfigurer pour revenir à un ancien régime, qui plus est défectueux, cela relève du ridicule. Thomas Edison, lors de la création de l'ampoule, ne retentait pas des anciennes expériences ratées (entendez par là, les expériences n'aboutissant nullement aux résultats voulus). Avancer, tout en prenant en compte nos erreurs passées, voilà ce qu'est le progrès. D'autant plus que, dans un contexte similaire, les auteurs de graffitis homophobes, en exposant leurs idées, se rapprochent d'un extrémisme inquiétant que, pourtant, ces derniers critiquent ouvertement.

samedi 18 mai 2013

Abercrombie et la Quête de la Perfection

Mike Jeffries, PDG d'Abercrombie, annonce qu'il supprimera toutes les tailles dîtes XL et XXL, sous prétexte que, je cite :
"Good-looking people attract other good-looking people, and we want to market to cool, good-looking people. We don’t market to anyone other than that"

Comprenez, "les personnes agréables au regard attirent les autres personnes agréables au regard, et nous voulons vendre à des gens cool et attirants. Nous ne marchandons pas avec ceux qui ne le sont pas". 

Belle leçon de vie pour un homme physiquement peu avantagé. Soyons francs... Une petite recherche sur Google images et vous pourrez vous rendre compte par vous même qu'aucun des résultats ne met réellement le personnage en valeur. Quoi qu'il en soit, on pourrait croire que ce brillant homme d'affaire cherche la perfection, comme beaucoup de ses prédécesseurs et, à ma connaissance, cela ne leur a jamais réussis...

Maintenant, réfléchissons. Monsieur, privilégier les plus privilégiés ne fera pas augmenter votre chiffre d'affaire. Gaver une oie bien grasse n'a jamais grossi ses camarades un peu plus maigrichons.

mercredi 8 mai 2013

Appels illimités

Concrètement...


  1. Free propose des appels illimités vers fixes et mobiles à petit prix. 
  2. Bouygues, Orange, SFR et d'autres suivent désespérément face à la concurrence déloyale du nouvel arrivant. 
  3. C'est un grand jour, on a affaire à une véritable révolution dans le monde de la téléphonie mobile !

Et personne ne se demande pourquoi on en profite que maintenant.

dimanche 5 mai 2013

A tous ceux...

A tous ceux qui en ont marre des gens qui critiquent sans cesse et sans savoir.
A tous ceux qui n'en peuvent plus de voir des gens déprimer pour un rien.
A tous ceux qui désespèrent en voyant certains incultes se ridiculiser en public.
A tous ceux qui se doivent de subir l'humour déplorable d'un camarade, d'un voisin, d'un proche, d'un asociale ou d'une connaissance.
A tous ceux qui se sentent obligés de rire à certaines blagues assurément nulles.
A tous ceux qui aimeraient que certaines poupées comprennent qu'elles se surestiment.
A tous ceux qui aimeraient redéfinir le mot mode chez certains.
A tous ceux qui côtoient constamment ce bonhomme dépourvu de qualité.
A tous ceux qui connaissent des personnalités immatures et indiscrètes.
A tous ceux qui ne se mêlent pas avec une plèbe tout aussi inculte qu'envahissante.
A tous ceux qui ont, en plus, une culture honorable.

En bref, à tous ceux qui casent les gens de prime abord, qui usent de l'hypocrisie, qui rabaissent ou qui s'auto-congratulent car votre culture vous le permet.

L'éloge rend con.

mercredi 1 mai 2013

5 euros

La Banque Centrale Européenne lance le nouveau billet de 5€. Nouveau design, nouveaux graphismes, nouvelles sécurités anti-contrefaçon. J'avais cru comprendre que l'Europe vivait une crise économique, semblable à celle du siècle dernier, depuis 2007. Etonnant qu'on se soucie plus de la falsification des billets de 5€ plutôt qu'à la résolution de la crise. Il est vrai que l'on évoque un fléau dans l'économie ; nombreux sont les trafics résultant de la transaction de millions de billets de 5€ contrefaits. Gloire aux innovations européennes.






Source photographie :
 http://www.ledauphine.com/fr/images/91EF33E7-E7A3-4DFB-A828-70876A1C6315/LDL_06/le-nouveau-billet-de-5-euros-sera-mis-en-circulation-dans-toute-la-zone-euro-a-partir-du-2-mai-prochain-le-nouveau-billet-de-10-euros-est-prevu-courant-2014-photo-afp.jpg

dimanche 28 avril 2013

Le culte de la mémoire

"Le culte de la mémoire contraint l’Homme à une idéologie contraire à sa condition originelle."

Donc, l'homme, à force de soucier et d'apprendre du passé, en oublie sa condition : celle de vivre le moment présent, par exemple. Ou bien : ce qu'il est vraiment. Tout dépend du contexte et de la définition que l'on donne à "condition originelle" après tout.

jeudi 25 avril 2013

Hadopi

Hadopi. Loi bizarre, soyons francs. Le concept : interdire le téléchargement illégal et ainsi protéger la culture. Rien que dans sa conception tu sais que même ses créateurs ne sont pas enthousiastes à l'idée de la faire passer.

Edit : Rien qu'à voir sa couverture d'action.